


Ensuite l’histoire est belle et très bien traitée, on arrive à se mettre à la place de tous les personnages, que ce soit à la place de Laure, ou à la place de sa mère, jouée par Sophie Cattani. On ressent la difficulté pour elle quand elle comprend que sa fille se fait passer pour un garçon depuis leur arrivée. Mais, et c’est là pour moi que toute l’émotion réside, elle ne la renie pas, elle lui explique que ce n’est pas un problème mais qu’elle doit dire la vérité pour son bien.
Enfin, je reviens peu sur la photographie, l’image dans les films, mais ici l’ensemble couleur + prise de vue était très bien. Certains plans m’ont beaucoup plu, c’est le cas par exemple de celui où elle court dans la forêt avec sa robe bleue où on la discerne au fond, floue et le plan reste fixe, jusqu’à ce qu’elle soit passée.
Après le film, une amie m’a dit « Mais il ne se passe rien. », elle avait tout à fait raison, il ne se passe rien dans ce film, il n’y a pas de suspens, mais tout réside dans l’émotion et j’aime ce genre de films tout en émotion.

Un soir, Gil décide de ne pas accompagner Inez, et se retrouve, en bas de Sainte Geneviève. Le spectateur voit alors des voitures passer, entend sonner les douze coups de minuit, puis une voiture d’antan arrive, les personnes à l’intérieur l’invitent à boire du champagne, et le voilà parti avec eux. Lors d’une première soirée il rencontre Scott et Zelda Fitzgerald, puis Ernest Hemingway. Le spectateur comprend alors qu’à minuit, Gil se trouve transporté dans le passé, ce passé qui l’attire tant, les années 20. Le titre du film prend alors tout son sens. 


